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Coup de coeur – Le temps des Seigneurs

Le temps des Seigneurs
Dan Bigras

 

Je suis troublé… Je suis ému…

Dan commence son livre en écrivant : «Il était deux fois… il a fallu être deux.» Dan l’artiste adulé et Daniel ce gosse révolté et en colère. Il lui a fallu une vie pour accepter et réconcilier les deux Bigras.

Vous savez, les deux cents premières pages, c’est beau, c’est l’histoire d’un alcoolo-toxico qui réussit à coups de volonté et de courage à s’en sortir. C’est beau, c’est grand ! J’avais décidé d’arrêter ma lecture au bout de ces deux cents premières pages… Mais rarement, très rarement, je me suis permis de terminer un livre sans l’avoir lu au complet. Donc pour calmer ma conscience j’ai repris «Le temps des seigneurs» et là…

Et là j’ai reçu un coup de masse en plein front ! J’ai commencé à connaître Dan Bigras : un homme, certes blessé et «magané» par la vie, qui s’est servi et se sert toujours de sa rage de vivre pour avancer et pour aider des jeunes à retrouver leur dignité et surtout leur vérité.

Je vous avoue que la suite de ma lecture m’a laissé et me laisse encore face à des questions qui me taraudaient et qui me tracassent encore plus aujourd’hui ! La fin du livre (pour moi) n’est que le commencement d’une réflexion qui nécessairement doit s’ouvrir à l’action. C’est bien beau réfléchir, mais il faut AGIR…

Merci pour ton implication au Refuge, pour AED (Assistance aux Enfants en Difficulté) et pour tous ces jeunes qui ont eu et qui ont la chance de te connaître.

Merci de nous redire ces vérités qu’on essaye d’occulter :
– la facilité qu’on a de juger sans connaître l’histoire secrète des gens ;
– que la souffrance, la tristesse, la colère et l’incompréhension ne rendent pas mignon ;
– que personne, non personne n’est un cas désespéré ;
– que la rage de vivre donne souvent de grands détraqués mais aussi de grands travailleurs sociaux, de bons médecins et tous les «répareux» de la terre…

Merci d’être l’homme que tu es, j’oserais dire le prophète que tu es : un homme qui n’a pas peur de son passé et qui regarde devant avec espoir et confiance…

Merci Dan de t’être livré sans filet de sauvetage.

Denis Charest

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